Tous les aspects de la vie s’articulaient autour de l’Eglise, et les foires ne faisaient pas exception à la règle. Les premières foires sont nées de la combinaison entre des activités saisonnières et des célébrations religieuses.
Au cours de la période qui suivit l’an 1000, la construction d’églises connut une explosion, en même temps que l’on mettait de plus en plus l’accent sur la tenue d’archives. Les consécrations d’églises (et la commémoration de ces événements) ou le transfert de reliques étaient autant d’occasions d’organiser des festivités. De nombreuses foires sont l’émanation de ces manifestations religieuses du Moyen Age. Le mot « Kirmis » n’est plus employé couramment en anglais, mais il est toujours d’usage courant dans toute l’Europe pour décrire une fête foraine ou des festivités locales. L’origine religieuse de la kermesse est décelable dans le mot lui-même, non seulement en anglais (kirkmass, « kirk » signifiant église), mais aussi en néerlandais (kermis ou, à l’origine, kerckmisse – où l’on retrouve aussi « kerck »), en allemand (kirmes – à l’origine Kirchmesse – Kirche signifiant « église ») et en italien ( kermesse : messa). Traditionnellement, avant la Réforme, la plupart des kermesses coïncidaient avec la fête du saint patron de la paroisse, mais l’amusement populaire éclipsa petit à petit la commémoration liturgique de la consécration de l’église. Lors de certaines fêtes, les pèlerins venaient grossir la foule, tandis que les églises rivalisaient entre elles pour attirer leurs faveurs.