Les forains ont toujours voyagé de la manière la plus confortable et la plus adéquate possible.
Les forains ont voyagé de bien des façons. Au début, la plupart d’entre eux circulait à pied. Dans les nombreuses régions montagneuses d’Europe, c’était souvent la seule manière possible de voyager. Certains forains passaient la nuit dans des hôtels garnis collectifs. D’autres pouvaient se payer un cheval et une charrette. Les chevaux servaient souvent à transporter le matériel, tandis que le forain marchait. Les grands spectacles comme les théâtres portatifs et les ménageries itinérantes requéraient une organisation complexe, parfois avec plusieurs roulottes et de nombreux animaux. Les forains prospères voyageaient en bateau ou en train lorsque cela était indiqué. Le matériel était embarqué sur le bateau, débarqué au port suivant, et transporté dans des wagons jusqu’à l’endroit voulu. Ils voyageaient dans des voitures-salons. Quelquefois même, ils avaient une caravane spéciale où ils faisaient la cuisine. Certaines de ces roulottes étaient très luxueuses. Aujourd’hui, en Europe, le transport des attractions modernes nécessite des camions spéciaux. Souvent, ceux-ci ont été adaptés à l’attraction qu’ils transportent et font partie intégrante de celle-ci.
Des forains demandent un permis de séjour.
Beaucoup de gens pensent que les forains sont indépendants, libres et sans toit. Mais personne ne doit emporter plus de certificats, de papiers d’identité, de lettres de référence, de licences et de permis qu’eux. Prenons l’Allemagne d’avant 1871, par exemple : il s’agissait d’une confédération de 39 Etats souverains. Pour les forains, cela voulait dire des frontières, des conversions de devises, des droits de douane et des permis de séjour almost very few days ? ! Les autorités avaient quelquefois des préjugés contre les forains. C’est pourquoi il valait mieux être le plus servile possible. Comme la compagnie sur cette photo. Les forains ne vivaient pas tous dans une roulotte à eux. Beaucoup d’entre eux devaient chercher un hôtel ou une auberge. Si vous voulez vous plonger dans l’atmosphère de cette époque, nous vous conseillons le film Ansiktet, d’Ingmar Bergman (« Le Visage », avec Max von Sydow, 1958) !